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Je suis la Terre

Je suis la Terre

Alice Jeunesse

 

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Lucie est une jeune étudiante en philosophie sans histoire. Jusqu'au jour où son visage fait la une des médias. Elle vient de commettre un attentat. À travers son journal et l'enquête policière, le lecteur tente de comprendre comment elle a pu commettre un tel acte. Une piste : son implication dans un mouvement écologique radical. Ce qu'il faut en penser : Un ouvrage qui, sous un angle nouveau, tente de mettre en lumière pourquoi des personnes sont prêtes à commettre un acte irréparable au nom d'une certaine idéologie. On suit l'enquête pas à pas, on découvre des extraits du journal intime de la terroriste, on lit les journaux et les blogs, où l'on retrouve sans surprise les mêmes amalgames que suite aux attentats récents en France et en Belgique. Un texte qui montre que l'extrémisme peut rimer avec n'importe quelle idéologie une fois que l'on arrive à fanatiser ceux qui y adhèrent.

 

 

Critiques

 

« Loin de tout fanatisme religieux, l’auteure aborde le thème d’une actualité brûlante qu’est le terrorisme. Par le biais d’un angle neuf, elle tente d’éclairer le phénomène et comprendre pourquoi certaines personnes poussant à l’extrême une idéologie sont prêtes à commettre un tel acte de barbarie. Le roman commence par l’annonce aux infos et se poursuit par l’enquête avec des extraits du journal intime de Lucie. Le lecteur en apprend davantage par la lecture des journaux, les blogs sur lesquels il découvrira les mêmes amalgames qui se sont produits lors des récents attentats en France et en Belgique. Un style d’écriture très dynamique, bien ancré dans la réalité, qui permet une distanciation tout en offrant son lot d’interrogations. Un excellent roman à faire découvrir de toute urgence et pourquoi pas initiateur de débats. Une fort belle réussite. Epinglons aussi la très belle couverture qui invite vraiment à la lecture. »

 

(Libbylit 128)

 



S’inscrivant dans une vague de romans qui parlent de radicalisation, Je suis la Terre apporte un souffle nouveau puisque l’auteure a choisi une approche originale. Court, rythmé par les extraits de blog qui viennent entrecouper le récit de l’enquête qui suit le drame, le roman s’adresse à un public avisé.

Mon avis

Vrai, il y a eu beaucoup de livres sur des attentats depuis ceux de Paris, de Bruxelles, de Nice… mais aucun comme celui-ci. Parce que Gwladys Constant voulait parler de radicalisation, de ce qui peut mener un esprit à s’obscurcir, à oublier sa part d’humanité, à choisir l’extrême pour s’exprimer, mais sans toucher à l’aspect religieux. Ainsi, si ce roman débute par une série d’attentats et qu’au fil de l’enquête on découvre comment Lucie s’est jouée de son entourage, a réussi à prévoir son coup sans se faire repérer, on est complètement ailleurs… tout en restant dans quelque chose de tout à fait crédible.

Une autre force du roman, c’est l’angle d’attaque. L’auteure a choisi un point de vue extérieur, celui de Leïla, littéraire convertie en enquêteuse qui est spécialisée dans la lecture « entre les lignes ». C’est elle qui est chargée de lire le blog et les carnets de Lucie et d’y trouver les raisons de son geste ainsi qu’un lien vers un commanditaire, un responsable à arrêter pour éviter que de tels évènements se reproduisent. Mais Leïla a aussi une Lucie dans sa vie, sa propre fille, et les univers s’entrechoquent au fil de l’enquête, ce qui permet au lecteur de s’attacher encore davantage au personnage. C’est un élément bien trouvé, une façon de permettre au récit d’accrocher encore plus son lecteur. 

Le petit plus? Gwladys Constant entrecoupe son récit des billets de blog de Lucie, mais aussi de commentaires lus sur les réseaux sociaux, liant entre plus son histoire à la réalité.  Ne laissez pas ce livre passer inaperçu! 

(http://sophielit.ca/critique.php?id=1667)

J'ai trouvé très originale la façon dont l'auteur traite de la radicalisation. Comme elle nous l'explique à la fin du roman, il est très difficile de traiter de ce sujet dans la littérature jeunesse. Elle prend donc le parti ici de parler de la cause écologique. Elle nous montre parfaitement à travers la construction du récit (alternance entre journaux intimes de Lucie, réactions des médias et réactions sur les réseaux sociaux) le processus de radicalisation.

 

(Fannou10 sur Babelio)

 

C'est un livre qui plaira beaucoup aux adolescents, un roman qui leur permettra de comprendre un peu mieux l'actualité de ces dernières années, de comprendre peut-être le processus par lequel passent certaines personnes pour en arriver à avoir des idées si extrémistes et violentes.

 

(http://nunuchenomore.blogspot.fr/2017/06/je-suis-la-terre-de-gwladys-constant.html)

 

 

 

Dans la tête du kamikaze

 

À la place des Lumières, Lucie Everest, vingt ans, met fin à sa vie, et à celle de plusieurs personnes, pour dénoncer le tort que l’humain fait à la planète. Mais avant de commettre l’irréparable, elle se raconte dans un journal et un blogue et promet de venger la Terre. Avec Je suis la Terre, Gwladys Constant nous amène de l’autre côté du miroir, dans la tête du kamikaze.

 

Alternant entre les pages du blogue, la voix du téléjournal qui suit les événements en direct et celle de l’enquêteur qui fouille les cahiers de la jeune fille, c’est une nouvelle perspective que nous offre Constant. Sans bien sûr cautionner le geste d’Everest, l’auteure permet peut-être de mieux saisir les motivations de la jeune fille. Les changements de voix, de style — on passe rapidement de la forme journalistique aux poèmes enragés et engagés de la jeune fille —, le rythme constamment rompu par le changement de narration, tout ceci sous-tend le contraste qui existe entre la pensée de cette jeune fille et les conséquences qui surviennent après l’acte. Un roman bien mené dans lequel la poésie et la lumière parviennent tout de même à percer.

(http://www.ledevoir.com/culture/livres/503489/litterature-jeunesse-l-horreur-des-attentats-racontee-aux-enfants)

 

 

 

Gwladys Constant, professeur de français et écrivaine, a voulu réagir rapidement auprès des collégiens dès les premiers attentats. Ce n'est qu'au bout d'un an qu'elle livre cet outil de débat.

 

Donner une motivation écologique à son héroïne lui permet certes d'éviter de marcher sur des œufs au sujet des religions. Mais cela lui permet surtout de faire passer son message plus compréhensible pour les jeunes : la cause a beau être juste, elle ne justifie pas la violence.

 

Sa fiction permet d'aborder différents thèmes :

 

  • les modes de communication : par opposition aux réseaux sociaux surenchéris des internautes, les terroristes communiquent entre eux au stylo bic, et conservent leurs photos argentiques dans des cachettes bien physiques.

  • la panique, les réflexions hâtives aussitôt publiées, les amalgames

  • la religion, le bien et le mal

  • la sécurité (faudrait-il ficher tout le monde ?), le droit à l'information

 

Un roman mordant d'ironie, à la fois grave et facile d'accès.

 

(https://marche-page.fr/2017/10/je-suis-la-terre-attentats/#more-273)

 



03/09/2017
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