gwladys-constant

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De si beaux cheveux

De si beaux cheveux

chez Oskar



La confession de Jeanne, jeune lycéenne, qui explique, entre douleur et colère, les raisons de son acte et pourquoi être une jolie jeune fille lui est devenu insupportable.

 

Critiques

 

"Le propos pourrait certes paraître prétentieux voire narcissique pris hors contexte, mais le fait est que le récit auquel procède la jeune narratrice dans la suite du roman lui donnera entièrement raison…
C’est en effet suite à une énième apostrophe déplacée à son encontre de la part d’un garçon entouré de sa bande d’amis dans la rue que « Jeanne » (c’est le pseudonyme choisi par la jeune lycéenne) décide, excédée, de raser sa longue et belle chevelure. La jeune fille explique dans cette interview donnée à un journaliste les raisons de cet acte de résistance. Résistance à l’égard de la société actuelle prétendument tolérante qui oblige de jolies jeunes filles à être sans cesse victime des quolibets dévastateurs de garçons mal élevés. Résistance face à l’omerta collective quant à la misogynie ambiante. La confession à laquelle se livre l’adolescente se transforme de fait tour à tour en un cri de rage, en un appel au secours et en un manifeste. C’est là que réside d’ailleurs l’enjeu et l’intérêt de la lecture de ce texte qui suscitera un questionnement et des débats fort riches chez un jeune lectorat, débats en lien avec le statut de la femme dans la société actuelle et l’expression de la féminité (très souvent brimée) aujourd’hui. On retrouve dans ce texte toute la verve et l’énergie qui étaient celles de l’auteure dans l’excellent L'étendard collégien est levé ! (paru chez Oskar également), l’humour en moins certes, mais l’engagement en plus ! »

 

(Ricochet)

 

« Au travers de son personnage, l'auteure brosse une critique de la société qui s'adapte à un état de fait séculaire et l'héroïne tire ses conclusions. Elle va même au delà. Au delà des critères ostentatoires, je suis et je reste. Si le Samson de la légende perd sa virilité les cheveux coupés, Jeanne n'en reste que moins solide, forte de sa féminité ancrée, d'une beauté bien plus indéfinissable qu'une coupe à la mode et on le lui dit. Intéressant. »

(Loupalumettes sur Babelio)

 

«Je connaissais déjà la plume de Gwladys Constant avec des ouvrages plus humoristiques mais nous la retrouvons ici, avec un témoignage des plus émouvants, sa plume est toujours aussi fluide et agréable mais les émotions qu'elle nous apporte dans ce témoignage sont d'une telle intensité que je suis restée assez mal après ma lecture. le récit se lit très très vite mais les sentiments qu'il en résulte resteront gravés un long moment dans ma mémoire. J'ai eu la larme à l'oeil pendant tout le temps de ma lecture, c'est un récit bref mais très intense que je vous conseille vraiment de lire. »

 

(Au pays de lire)

 

« Ce texte de Gwladys Constant est beau et utile : de nombreuses adolescentes se reconnaitront dans le témoignage de Jeanne et sauront qu’il existe des mots pour dire non aux violences qu’elles subissent, que la honte est du côté des harceleurs et que la rue leur appartient. »

 

(Librairie comptines)

 

« Un récit court et poignant inspiré d'un fait réel qui est plus que jamais d'actualité ! Alena.P »

« loin d’être un incident, la lycéenne se veut la porte parole de toutes les femmes opprimées, parfois réduites au port du voile pour être tranquille. C’est donc une accusation large et à destination d’une société que porte ainsi l’auteur. Intéressant. Marion Utéza »

 

(croqulivresasso)

 

 

« Un court roman mais qui s'inscrit dans une époque décidément bien compliqué pour les femmes.

Acte de rébellion, de désespoir ou de résistance, peut-être un peu des trois, Jeanne s'affirme, affiche son exaspération. Être une jolie jeune femme, moderne, à la pointe de la mode, bien dans son corps, serait perçu comme une provocation, un appel à la violence? Avec beaucoup d'intelligence, inspiré d'un fait réel, Gwladys Constant propose un texte qui appel surtout à la réflexion. Comment à notre époque de telles choses peuvent avoir lieu? Ici Jeanne sacrifie ce symbole de la féminité par excellence mais elle aurait pu commettre un acte irréparable, avec des conséquences bien plus lourdes.

Pas seulement un cri féministe, mais un appel à l'intelligence, au respect de la liberté féminine et aux droits des femmes. Parce qu'on a le droit d'être qui on veut, de s'habiller comme on l'entend, sans pour autant qu'on se fasse insulter, que l'on se sente en danger. parce qu'il n'y a pas de connotation dans tout. Parce que femme ou homme, on est humain avant tout. »

 

(parfumsdeslivres)

 

 

« Un manifeste féministe mais surtout un appel au savoir-vivre. »

 

(médiathèque départementale du Doubs)

 

« Voilà un court roman présenté sous forme de témoignage, dans lequel la jeune lycéenne qui se fait appeler Jeanne raconte à un journaliste pourquoi elle a décidé du jour au lendemain de raser sa tête.
Avec un vocabulaire approprié pour une adolescente, Gwladys Constant nous fait part de ce que peuvent ressentir les jeunes filles qui se font harceler dans la rue et jusqu’à où cela peut mener. Ainsi, elle aborde un fait bien réel dans notre société actuelle, et qui malheureusement ne s’arrange pas. Car de nos jours, comme cela est dit dans ce récit, on vit dans un monde où l’on est jugé par rapport à son physique. Du coup, une fille qui est jolie et donc qui attire l’attention peut être aussi mal dans sa peau qu’une fille enrobée qui n’attire pas les regards. De plus, l’auteure dénonce également les vêtements proposés dans les boutiques qui sont destinés aux jeunes filles, car ils sont de plus en plus aguicheurs et à cet âge là on veut faire comme ses amies sans penser aux conséquences que cela peut avoir. Bref, je pense qu’il est important que les parents surveillent comment s’habille leur fille, tout en leur expliquant ce que cela peut engendrer.
Pour conclure, c’est un court récit qui a l’avantage de faire prendre conscience aux adolescentes du monde dans lequel elles vivent, et donc je leur conseille vivement de le lire ! »

 

(focuslittérature) 

 

« Face à un journaliste, seule la voix de Jeanne s’élève, forte et fragile, libre de toute contrainte. Un petit condensé de réflexions, de diverses émotions et d’intelligence. Un texte actuel qui fait réfléchir à ce gros problème de société, et surtout qui rappelle qu’il n’y a aucun mal à être qui l’on est. Que peu importe sa façon de s’habiller, de se maquiller, la femme a des droits, elle n’est pas une chose mais un être humain, qui mérite le respect. Une histoire à laquelle, malheureusement, les filles de nos jours auront peu de mal à s’identifier ... »

 

(L'heure de lire)

 

« L'argumentaire est maîtrisé, le geste est sûr, la confession est terrible... Jeanne parle au nom de toutes ces jeunes ados, de toutes ces femmes qui acceptent ou n'ont d'autres possibilités que de se taire. Toutes celles qui sont gouvernées par le désir des hommes.

 

Un récit poignant, d'autant qu'il est inspiré de faits réels.

Un récit utile et intelligent.

Ca claque fort ! »

 

(Alireaupaysdesmerveilles)

 

 

« Un texte court et puissant sur le harcèlement exercé sur les femmes dans la rue. Jeanne en souffre beaucoup et pour éviter de le banaliser, elle pratique un acte fort, elle se rase la tête afin d’être moins belle et de passer davantage inaperçue dans la rue. C’est son témoignage auprès d’un journaliste que nous livre Gwladys Constant en utilisant les mots justes sur la violence verbale faite aux femmes dans notre société. Une violence qui semble pourtant normale pour tout un chacun. Avec cet acte coup de poing, c’est ce que Jeanne dénonce et tente d’expliquer sa détresse, sa souffrance à travers son geste. Un témoignage court mais très poignant. »

 

(Voyage au pays de lire)

 

 

 « c'est une réflexion bien sentie et articulée sur l'apparence physique que propose Gwladys Constant!

Merci aux éditions Oskar pour le roman! »

 

(http://sophielit.ca/critique.php?id=1579, depuis le Canada)

 

 

« Dans ce court récit, Jeanne, une jeune lycéenne, se livre sans détour et parfois crûment pour expliquer pourquoi elle en est arrivée à se couper les cheveux.

L’ouvrage de Gwladys Constant traite du harcèlement de rue et de la colère que peuvent ressentir les victimes qui se sentent impuissantes face à un acte difficile à expliquer et à prouver. »

(Tout sur mon ado – rubrique : à offrir à son ado)

 

 

« De nos jours, être jolie peut devenir un poids, une pression énorme, une invitation à la jalousie et à la raillerie. Être jolie, ça peut transformer une innocente en cible de tous les jours, la rendant victime des propos les plus ignobles, des mains baladeuses et vicieuses, des esprits malsains, des regards concupiscents, des agressions les plus viles…

Être jolie, c’est ce qui a détruit l’âme de Jeanne – nom fictif emprunté à Jeanne d’Arc —, qui a décidé d’utiliser un moyen drastique pour se soustraire aux regards des hommes. En coupant sa somptueuse chevelure, symbole même de la beauté féminine, Jeanne a fait un pas en avant vis-à-vis de cette société qui recule sans cesse : « Quel est mon message? Tout simplement que la condition de vie des femmes régresse. »

Cette réflexion livrée à un journaliste au sujet de la beauté et de la liberté brimée est un véritable cri du cœur qui relance le débat au sujet des standards toujours plus hauts qu’il faut atteindre en tant que femme. Qui relance aussi les inquiétudes au sujet de ce dont sera fait l’avenir des petites filles de demain.

« Notre société fait en sorte que la femme ne puisse pas être satisfaite de ce qu’elle est. » Et selon Jeanne, ce n’est pas près de changer…

Un témoignage qui fait longuement réfléchir. »


(Le Huffington post pour la journée internationale de la femme (2017)

http://quebec.huffingtonpost.ca/2017/03/06/livres-jeunesse-journee-f_n_15185212.html)

 

 

 

"Jeanne au lycée, Jeanne devant son miroir, Jeanne en famille, Jeanne dans les rues d’Orléans… est-ce la même Jeanne ? Et pourquoi se retrouve-t-elle devant un journaliste pour raconter sa vie ? Avec De si beaux cheveux, l'auteur orléanaise Gwladys Constant a produit un petit livre percutant, tout d’un bloc, en forme de coup de poing, qui ne devrait laisser personne indifférent.

Entre la photo de couverture, un crâne rasé pris de dos, et la 4ème qui affiche ces mots-clés si chers aux bibliothécaires qui cataloguent leurs livres pour les jeunes, « souffrance », « révolte », « harcèlement de rue », il y a un arc invisible, tendu sur 38 pages. Ni l’auteur ni le lecteur ne peuvent reprendre leur souffle en écoutant la confession de Jeanne. « Ecrire, disait Jules Renard, c’est parler sans être interrompu ». Jeanne, la narratrice, parle comme on écrit. En apnée. Jeanne a un besoin irrépressible de parler, depuis le geste qu’elle a posé, d’une grande violence symbolique. Dans la ronde médiatique, un journaliste ouvre une fenêtre à la petite Orléanaise, pour un bref tour de manège et elle s’y jette avec conviction, quoique sans illusion. C’est une « chance de pouvoir dire : voilà ce que j’ai subi, voilà ce que j’ai fait, voilà ce qui arrive, à moi, à d’autres. »

Jeanne d’Orléans témoigne donc pour toutes les autres Jeanne de son âge, celles qui vivent si heureuses entre collège, lycée et maison. Sauf que, entre ces deux espaces protégés par leurs codes propres, il y a la rue, où, faute de heaume et de cuirasse, il faudrait pouvoir se glisser sans se faire voir, sans se laisser voir, car la rue est devenue une jungle où rôdent des hommes et leurs manières brutales, leurs mots crus comme des couteaux qui entrent dans les chairs pour découper les corps en morceaux et qui vous laissent la tête et le cœur en vrac. Il faut que ça cesse. Mettre fin à ses jours ? Non, Jeanne aime trop la vie. Mais oui, mettre fin à ces jours, qui se répètent, comme des imbéciles. Jeanne va rendre sa justice, va se rendre justice, d’un geste brutal. Parce que, comme l’écrit Marguerite Duras, que cite Jeanne-Gwladys, « ce n’est pas qu’il faut arriver à quelque chose, c’est qu’il faut sortir de là où on est. »

Ce livre, inspiré d'un fait divers, n'est pas une énième chouignerie féministe. Mais il touchera toutes les adolescentes, toutes les femmes. Que les garçons le lisent aussi !"

 

(http://www.lavie.fr/blog/pierre-michel-robert/de-si-beaux-cheveux,4846)



 

Coup de cœur de la librairie Le Bateau Livre

« Le récit de Gladys Constant dans la collection Court Métrage des éditions Oskar évoque avec beaucoup de justesse la thématique du harcèlement dont sont victimes chaque jour les jeunes femmes dans les lieux publics.

L'ouvrage, librement inspiré d'un fait divers, se présente comme une interview : Jeanne, jeune lycéenne orléanaise explique comment, en guise de révolte,  elle en est venue à se raser les cheveux, espérant ainsi que son acte, symbolique, ne restera pas vain...

Ce texte court et percutant propose une réflexion assez fine sur la condition féminine à l'heure actuelle et sur l'acte militant. »



(https://lebateaulivre.jimdo.com/nouveaut%C3%A9s-et-coups-de-coeur/)







14/10/2016
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